Prendre soin de sa santé sexuelle, c’est aussi s’informer et se faire dépister régulièrement. À l’occasion de la Semaine de la santé sexuelle, Santé publique France rappelle que le dépistage et la prévention restent essentiels. Un tour d’horizon factuel, pour vous aider à y voir clair, sans jugement ni injonction.
- La Semaine de la santé sexuelle 2026 s’est tenue du 1er au 7 juin, avec une campagne prolongée en ligne.
- En 2024, environ 5 100 personnes ont découvert leur séropositivité au VIH en France, selon Santé publique France.
- Les infections comme la chlamydia, la gonorrhée et la syphilis restent fréquentes et souvent silencieuses.
- Chez les 15-24 ans, les diagnostics de VIH ont augmenté de 41 % entre 2014 et 2023.
À retenir : Le dépistage est un geste simple, souvent gratuit et confidentiel, qui protège sa santé et celle des autres.
La Semaine de la santé sexuelle, un rappel utile
Chaque année, Santé publique France coordonne la Semaine de la santé sexuelle. En 2026, elle s’est déroulée du 1er au 7 juin, prolongée par une campagne numérique tout au long du mois. Son message est clair et rassurant : le dépistage et la prévention restent des piliers essentiels, à tout âge et quel que soit son parcours de vie.
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Découvrir Le Cercle →L’objectif de ces campagnes n’est pas d’inquiéter, mais de donner à chacun des informations fiables pour décider en connaissance de cause. La santé sexuelle recouvre des sujets variés : la contraception, la prévention des infections sexuellement transmissibles, le consentement, le plaisir et le bien-être. C’est une dimension à part entière de la santé globale.
Pour les femmes, s’informer sur ces questions, c’est se donner les moyens de prendre soin de soi sereinement. Les données présentées ici proviennent de Santé publique France, l’organisme public de référence, et n’ont qu’une visée informative : elles ne remplacent en aucun cas l’avis d’un professionnel de santé.
Ce que disent les chiffres, sans dramatiser
Les infections sexuellement transmissibles restent fréquentes en France. Selon Santé publique France, l’année 2024 a compté environ 61 100 diagnostics d’infections à chlamydia, 25 800 cas de gonorrhée et 6 500 cas de syphilis. Ce sont des ordres de grandeur qui rappellent que ces infections ne sont ni rares ni réservées à certaines populations.
Concernant le VIH, environ 5 100 personnes ont découvert leur séropositivité en 2024, la transmission lors de rapports hétérosexuels représentant plus de la moitié des cas. Un chiffre attire particulièrement l’attention : chez les jeunes de 15 à 24 ans, les diagnostics de VIH ont progressé de 41 % entre 2014 et 2023.
Ces données ne sont pas là pour effrayer, mais pour souligner un point de bon sens : beaucoup de ces infections peuvent passer inaperçues, sans symptôme visible. C’est précisément pour cela que le dépistage régulier a du sens, y compris quand on se sent en pleine forme.
Le dépistage, un geste simple et accessible
Se faire dépister est aujourd’hui plus simple qu’on ne l’imagine. En France, le test de dépistage du VIH peut être réalisé dans un laboratoire d’analyses, dans certains cas sans ordonnance ni rendez-vous. Des centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic, les CeGIDD, proposent également des dépistages confidentiels et, le plus souvent, gratuits.
Le principe est le même pour d’autres infections : un dépistage précoce permet une prise en charge rapide, souvent efficace, et limite la transmission à d’éventuels partenaires. Beaucoup d’infections se traitent bien lorsqu’elles sont repérées à temps. Le dépistage n’est donc pas un aveu ni une source de honte, mais un acte de responsabilité et de soin envers soi.
Chaque situation étant particulière, la fréquence et le type de dépistage adaptés à votre cas relèvent d’une discussion avec votre médecin, votre sage-femme ou votre gynécologue. Ce sont eux qui pourront vous orienter en fonction de votre parcours, sans jugement. N’hésitez pas à poser vos questions : c’est leur rôle de vous accompagner.
La prévention, au-delà du dépistage
La prévention ne se résume pas au dépistage. L’usage du préservatif reste le moyen le plus efficace de se protéger contre la plupart des infections sexuellement transmissibles. D’autres outils existent, comme la vaccination contre certaines infections ou des dispositifs médicaux de prévention du VIH, qui relèvent d’un dialogue avec un professionnel de santé.
La communication au sein du couple ou avec un partenaire joue également un rôle central. Parler ouvertement de dépistage, de protection et de ses limites n’a rien de gênant : c’est au contraire une marque de respect et de confiance mutuelle. Le consentement et l’écoute sont indissociables d’une vie intime épanouie.
Enfin, s’informer auprès de sources fiables est en soi un geste de prévention. Santé publique France met à disposition plusieurs sites d’information de référence, adaptés à différents publics, où l’on trouve des réponses claires et sans jugement à ses questions. Se renseigner, c’est déjà prendre soin de soi.
S’écouter et consulter sans tabou
Certaines infections peuvent se manifester par des signes à ne pas négliger : douleurs, écoulements inhabituels, démangeaisons, lésions. Mais l’absence de symptôme ne signifie pas l’absence d’infection. En cas de doute, le réflexe le plus sain est d’en parler à un professionnel plutôt que de chercher des réponses seule sur internet.
Consulter n’a rien d’exceptionnel ni de honteux. Les professionnels de santé sont habitués à ces questions et tenus au secret médical. Aborder sa santé sexuelle avec son médecin ou son gynécologue fait partie d’un suivi de santé normal, au même titre que n’importe quel autre sujet.
Prendre soin de sa santé sexuelle, c’est finalement s’accorder la même bienveillance que pour le reste de son bien-être. S’informer, se faire dépister quand c’est utile, se protéger et oser en parler : autant de gestes simples qui, mis bout à bout, font une réelle différence.
- Le dépistage est souvent gratuit, confidentiel et accessible.
- Un repérage précoce permet une prise en charge efficace.
- La prévention protège sa santé et celle de ses partenaires.
- Des sources publiques fiables répondent aux questions sans jugement.
- De nombreuses infections sont silencieuses, sans symptôme.
- Le sujet reste entouré de tabous qui freinent le dépistage.
- Les informations en ligne ne remplacent pas un avis médical.
- La fréquence de dépistage adaptée dépend de chaque situation.
- Sans symptôme, je ne peux pas avoir d’infection. — Beaucoup d’IST sont silencieuses ; le dépistage reste le seul moyen fiable de savoir.
- Le dépistage est compliqué et coûteux. — Il est souvent gratuit et confidentiel, notamment dans les CeGIDD, et parfois sans ordonnance pour le VIH.
- Ces sujets ne concernent que les plus jeunes. — La santé sexuelle concerne tous les âges ; le suivi et la prévention n’ont pas de limite d’âge.
Chez Femme & Équilibre, nous croyons qu’informer sans dramatiser est la meilleure façon d’aider chacune à prendre soin de sa santé sexuelle. Le dépistage n’est ni un jugement ni une source de honte : c’est un geste de bon sens et de respect de soi. Cet article est purement informatif ; pour toute question personnelle, la meilleure ressource reste votre médecin, votre sage-femme ou un centre de dépistage. Si le sujet vous touche de près, sachez qu’il existe des professionnels bienveillants pour vous accompagner.— La rédaction Femme & Équilibre
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