- Événement7e Festival international du film d'Amman
- Datesdu 26 juillet au 3 août 2026
- Thème 2026« Beyond the Frame » (au-delà du cadre)
- Marrainela princesse Rym Ali, co-fondatrice
- À l'honneurle cinéma tunisien
À retenir — Ancienne journaliste devenue infatigable ambassadrice du 7e art, la princesse Rym Ali met le cinéma au service de ce qui relie les cultures : les histoires que l'on se raconte.
À Amman, la princesse Rym Ali a inauguré fin juillet la 7e édition du Festival international du film d'Amman, rendez-vous devenu incontournable du cinéma arabe. Ancienne journaliste, épouse du prince Ali bin Al-Hussein et co-fondatrice de la manifestation, elle porte depuis vingt ans une conviction simple : les films rapprochent les gens en leur donnant à voir les histoires des autres. Retour sur une soirée placée sous le signe de la culture et de la transmission.
Une soirée d'ouverture pleine d'émotion
C'est au Centre culturel Al-Hussein d'Amman que s'est ouverte, le 26 juillet 2026, la 7e édition du Festival international du film d'Amman — Awal Film. Marraine et présidente de l'événement, la princesse Rym Ali a donné le coup d'envoi d'une semaine de projections qui se poursuit jusqu'au 3 août. Sur la scène, l'émotion était palpable, entre la joie de retrouver le public et le souvenir des artistes disparus.
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Découvrir Le Cercle →La soirée a mis à l'honneur le cinéma tunisien et rendu hommage au comédien palestinien Mohammad Bakri, figure respectée du 7e art disparue fin 2025. Fidèle à son identité, le festival remet à ses lauréats un trophée baptisé « Black Iris », en référence à l'iris noir, la fleur emblématique de la Jordanie.
« Beyond the Frame » : regarder plus loin
Chaque édition se choisit un fil conducteur. Pour 2026, ce sera « Beyond the Frame », que l'on pourrait traduire par « au-delà du cadre ». La princesse en a livré sa lecture : « une invitation à regarder plus loin : au-delà de l'image, au-delà de l'écran, vers les histoires humaines qui nous relient ».
Dans son allocution, Rym Ali a rappelé que derrière la technique, un film porte toujours « une culture, une mémoire, une expérience » qui font son authenticité. Elle a plaidé pour que les cinéastes de la région se réapproprient leurs propres récits, estimant que « pendant trop longtemps, d'autres ont décidé quelles histoires méritaient d'être vues ». Un message d'émancipation créative, porté avec la mesure qui la caractérise.
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Découvrir Le Cercle →Du journalisme au service du cinéma
Avant d'être princesse, Rym Ali fut journaliste. Née Rym Brahimi en 1969, d'origine algérienne, elle est la fille du diplomate Lakhdar Brahimi, ancien ministre algérien des Affaires étrangères et émissaire des Nations unies. Élevée entre le Royaume-Uni et l'Algérie, diplômée de journalisme de l'université Columbia, elle a couvert l'actualité internationale pour plusieurs grandes rédactions, notamment comme correspondante à Bagdad au début des années 2000.
En 2004, elle épouse le prince Ali bin Al-Hussein, demi-frère du roi Abdallah II de Jordanie. Loin de renoncer à ses engagements, elle en trouve de nouveaux : dès 2005, elle prend la tête de la Commission royale du film de Jordanie, qu'elle contribue à bâtir, puis fonde le Jordan Media Institute, un institut de formation au journalisme. Le festival d'Amman, dont elle assure la présidence, prolonge naturellement ce parcours au service de l'image et du récit.
La Jordanie, terre de cinéma
En quelques années, la Jordanie s'est fait une place sur la carte du cinéma mondial. Ses paysages désertiques ont servi de décor à de nombreuses productions internationales, et le pays a peu à peu structuré une véritable filière, avec des aides à la production et des formations pour les jeunes talents. Le festival d'Amman, pensé comme une vitrine du cinéma arabe, s'inscrit dans cette dynamique : donner de la visibilité aux premiers films et aux voix émergentes de la région.
Cette année encore, la programmation fait dialoguer longs métrages, documentaires et premières œuvres, avec une attention particulière portée aux cinéastes débutants. Une manière concrète de transmettre et d'encourager, plutôt que de simplement célébrer.
Une présence discrète et familiale
Fidèle à son style, la princesse a vécu cette soirée sans ostentation, entourée de ses deux enfants, le prince Abdallah et la princesse Jalila. Le prince Ali, lui, est resté en retrait, laissant volontiers son épouse occuper le devant de la scène pour un projet qui lui tient à cœur. Cette discrétion choisie, loin des projecteurs permanents, est une constante chez Rym Ali : elle préfère mettre en avant les films et leurs auteurs plutôt que sa propre image.
Il y a quelque chose d'apaisant dans cette façon de servir une cause sans chercher la lumière. Une leçon d'équilibre, aussi, entre vie publique et convictions intimes.
Ce que son engagement nous inspire
Au-delà du glamour d'une soirée de festival, le parcours de Rym Ali dit quelque chose de simple et de précieux. D'abord, qu'une passion peut se transformer en engagement durable : du micro de journaliste à la présidence d'un festival, elle a gardé le même fil, celui des histoires à raconter. Ensuite, que la culture n'est pas un luxe mais un lien : un film partagé, c'est un peu de l'autre que l'on comprend mieux.
Chez Femme & Équilibre, nous y voyons aussi une invitation à s'accorder des parenthèses : prendre le temps d'un beau film, se laisser toucher par un récit venu d'ailleurs, et cultiver cette curiosité bienveillante qui fait du bien à l'esprit comme au cœur.
- Une femme qui met sa notoriété au service des artistes, pas l'inverse
- Le cinéma comme trait d'union entre les cultures et les générations
- Un vrai soutien aux jeunes talents et aux premières œuvres
- La fidélité à une vocation : raconter et faire circuler les histoires
- Un festival encore jeune, qui construit sa notoriété internationale
- La scène culturelle de la région reste traversée de sujets sensibles
- La discrétion de la princesse rend ses prises de parole rares et précieuses
- Rym Ali serait une princesse de naissance — elle est née Rym Brahimi et a d'abord mené une carrière de journaliste avant son mariage en 2004.
- Le festival d'Amman ne montrerait que des films arabes — il fait dialoguer les cinémas, tout en valorisant les voix de la région.
- La Jordanie serait absente du cinéma mondial — le pays accueille au contraire de nombreux tournages et structure sa propre filière.
Ce que nous admirons ici, c'est la constance : transformer une passion en engagement patient, sans bruit ni esbroufe. La culture qui relie plutôt que celle qui divise, voilà une belle manière de prendre soin du monde — et de soi.— La rédaction Femme & Équilibre
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Quel film venu d'ailleurs vous a le plus touchée ces dernières années ?
Rejoindre le forum →Questions fréquentes
Qui est la princesse Rym Ali ?
Quand se déroule le Festival international du film d'Amman 2026 ?
Quel est le thème de l'édition 2026 ?
Quel rôle joue Rym Ali dans le cinéma jordanien ?
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