- Né16 août 1934, à Valenciennes (Nord)
- De son vrai nomPierre-Richard Maurice Charles Léopold Defays
- Rôles cultesLe Grand Blond, Le Jouet, La Chèvre, Les Compères
- DistinctionCésar d’honneur (2006)
- En 2026fête ses 92 ans et tourne encore
À retenir — À 92 ans, Pierre Richard continue de jouer, de réaliser et de cultiver sa vigne, fidèle à une fantaisie et une liberté intactes.
Ce 16 août 2026, Pierre Richard fête ses 92 ans. Depuis plus d’un demi-siècle, ce grand échalas blond au regard rêveur incarne une certaine douceur du rire à la française. Mais l’homme ne se résume pas à ses gaffes de cinéma : il est aussi réalisateur, vigneron dans l’Aude et amoureux de la vie au grand air. Portrait d’un artiste qui a fait de la fantaisie et de la liberté une ligne de conduite.
De Valenciennes aux planches
Pierre-Richard Maurice Charles Léopold Defays naît le 16 août 1934 à Valenciennes, dans le Nord. Attiré très tôt par la scène, il se forme au théâtre et fait ses classes dans les cabarets et les café-théâtres parisiens, où il forme un duo comique remarqué avec Victor Lanoux. C’est là qu’il affine ce personnage de doux maladroit, à la fois lunaire et tendre, qui deviendra sa signature.
Le Cercle : vous n’avez plus à tout gérer seule
Au-delà des articles, Le Cercle vous accompagne chaque jour. Décrivez un besoin du quotidien : il vous aide à le résoudre, à le déléguer à vos proches, ou à vous organiser. Comprendre, déléguer, résoudre — ensemble.
Découvrir Le Cercle →Le cinéma le remarque à la fin des années 1960. Yves Robert lui offre ses premiers rôles marquants, et Pierre Richard comprend vite qu’il tient un emploi rare : celui de l’homme distrait que la vie bouscule, mais qui retombe toujours sur ses pieds avec grâce.
Le grand blond qui a fait rire la France
En 1972, « Le Grand Blond avec une chaussure noire » d’Yves Robert le propulse au rang de vedette. Son personnage de musicien candide, malgré lui pris dans une histoire d’espionnage, séduit des millions de spectateurs. Le film connaîtra une suite, et l’image du « grand blond » lui collera durablement à la peau.
Suivent des comédies devenues des classiques du dimanche soir, comme « Le Distrait », « La Moutarde me monte au nez » ou « Le Jouet », où il campe des héros ordinaires débordés par un monde trop sérieux. Son comique, jamais méchant, repose sur la poésie du geste et une innocence qui désarme.
Veber et Depardieu, un trio inoubliable
Sa rencontre avec le scénariste et réalisateur Francis Veber donne naissance à quelques-unes des comédies les plus populaires du cinéma français. Après « Le Jouet » en 1976, le duo qu’il forme avec Gérard Depardieu fait merveille dans une trilogie devenue culte : « La Chèvre » (1981), « Les Compères » (1983) et « Les Fugitifs » (1986).
Le contraste entre la silhouette longue et fragile de Pierre Richard et la carrure de Depardieu crée un tandem comique irrésistible, bâti sur la maladresse de l’un et la rudesse bougonne de l’autre. Ces films continuent, aujourd’hui encore, de réunir les familles devant leur écran.
Derrière la caméra, un cinéaste discret
On l’oublie parfois : Pierre Richard n’a pas seulement joué, il a aussi réalisé. Dès le début des années 1970, il passe derrière la caméra pour des films comme « Le Distrait » ou « Les Malheurs d’Alfred », qu’il met en scène et interprète. Cette double casquette dit beaucoup de l’artiste : un créateur complet, soucieux de maîtriser l’univers poétique et burlesque qui lui ressemble.
Loin des projecteurs, il a aussi cultivé d’autres passions, de la peinture au goût des grands espaces, refusant de se laisser enfermer dans une seule vie.
Une seconde vie entre les vignes de l’Aude
À la fin des années 1980, Pierre Richard s’offre une aventure inattendue : il devient vigneron. Dans l’Aude, au cœur des Corbières, il acquiert un domaine, le Château Bel-Évêque, et se prend de passion pour la vigne et le vin. Loin d’un simple loisir de star, il s’investit dans son terroir et signe des cuvées qui portent sa fantaisie.
À Paris, l’homme a longtemps vécu sur une péniche amarrée sur la Seine, fidèle à ce goût de la liberté et du mouvement. Entre la ville, le Sud et ses vignes, il a inventé un art de vivre à son image : léger, ancré dans la nature et jamais tout à fait rangé.
À 92 ans, toujours devant la caméra
Le plus étonnant, peut-être, c’est que Pierre Richard n’a pas raccroché. Salué par un César d’honneur en 2006 pour l’ensemble de sa carrière, il aurait pu se contenter de savourer ses souvenirs. Il a préféré continuer : en 2026, à 92 ans, il tourne encore, se prête au jeu des avant-premières et est même repassé derrière la caméra, plus de vingt-cinq ans après ses derniers films de réalisateur.
Cette énergie, il la doit sans doute à sa curiosité intacte et à ce refus tranquille de se prendre au sérieux. « Je ne suis pas encore mort », lançait-il récemment avec malice à propos de ses projets. Une façon bien à lui de dire que l’aventure continue.
Ce que son parcours nous inspire
Le chemin de Pierre Richard parle bien au-delà des amateurs de comédie. Il rappelle qu’on peut mener plusieurs vies de front — comédien, réalisateur, vigneron — sans jamais renoncer à ce qui nous fait vibrer. Il montre aussi que la fantaisie et la légèreté ne sont pas des faiblesses, mais une manière précieuse de traverser l’existence.
Chez Femme & Équilibre, nous retenons cette leçon douce : cultiver sa curiosité, s’entourer de ce que l’on aime — la scène, la nature, les vignes — et continuer, aussi longtemps que le plaisir est là. À 92 ans, Pierre Richard nous rappelle que l’on n’est jamais trop âgé pour rêver, créer et croquer la vie.
- Un demi-siècle de comédies qui font rire toutes les générations
- Un artiste complet : acteur, réalisateur et vigneron
- Le duo culte avec Gérard Depardieu chez Francis Veber
- Une longévité rare : à 92 ans, il tourne et réalise encore
- L’étiquette du « grand blond » a parfois éclipsé la richesse de son parcours
- Son travail de réalisateur reste méconnu du grand public
- Résumer sa carrière à ses seules gaffes serait très réducteur
- Pierre Richard n’aurait été qu’un acteur comique — il a aussi écrit et réalisé plusieurs films.
- Il aurait arrêté sa carrière depuis longtemps — en 2026, à 92 ans, il tourne toujours et est repassé à la réalisation.
- Son domaine viticole serait un simple hobby — il s’investit depuis la fin des années 1980 dans son château de l’Aude.
Nous aimons chez Pierre Richard cette élégance de la légèreté : la preuve qu’une vie peut se déployer en plusieurs passions, sans jamais se figer. À 92 ans, sa fantaisie intacte est une belle leçon d’équilibre.— La rédaction Femme & Équilibre
- Ses grandes comédies à (re)découvrir en famille
- La trilogie Veber avec Gérard Depardieu
- Les vins de son domaine dans l’Aude
- Échanger dans Le CercleLe Cercle
Une sélection éditoriale Femme & Équilibre pour prolonger la lecture. Lien partenaire, sans surcoût pour vous.
- Ses grandes comédies réunies
- Classés par popularité, notes fiables
Prix indicatifs, susceptibles de variation.
- Deux classiques indémodables
- Idéals pour une soirée en famille
Prix indicatifs, susceptibles de variation.
- Ses souvenirs et son regard sur la vie
- Récits et beaux livres disponibles
Prix indicatifs, susceptibles de variation.
Quel film de Pierre Richard vous fait rire à tous les coups ?
Rejoindre le forum →Questions fréquentes
Quel âge a Pierre Richard ?
Quels sont ses films les plus célèbres ?
Pierre Richard est-il vraiment vigneron ?
Tourne-t-il encore aujourd’hui ?
Contenu informatif et bienveillant, il ne remplace pas l’avis d’un professionnel.
Chez Femme & Équilibre, nous croyons qu’une femme n’a pas besoin d’être parfaite. Elle mérite simplement de ne plus tout porter seule.
Le Cercle — Organiser. Déléguer. Respirer.