- Néele 10 mai 1938, à Clichy
- Disparueà 88 ans, en septembre 2026
- Prix d'interprétationFestival de Cannes 1963
- RéalisateursFerreri, Godard, Welles
- Filmographieplus de 80 films
À retenir — Figure libre du cinéma européen, Marina Vlady laisse une œuvre intense, traversée par l'exigence et l'indépendance.
L'actrice franco-russe Marina Vlady s'est éteinte à l'âge de 88 ans, a-t-on appris le 25 septembre 2026. Prix d'interprétation au Festival de Cannes en 1963, inoubliable chez Marco Ferreri comme chez Jean-Luc Godard, elle laisse le souvenir d'une comédienne à la présence rare et à la liberté farouche.
La disparition d'une grande actrice
La nouvelle a été confirmée par plusieurs médias : Marina Vlady est morte à 88 ans, refermant l'une des plus belles pages du cinéma européen d'après-guerre. Actrice de plus de quatre-vingts films, elle avait traversé les décennies sans jamais rien céder de son indépendance, tournant avec les plus grands auteurs comme dans des productions plus populaires.
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Découvrir Le Cercle →Au-delà des rôles, c'est une certaine idée de l'actrice qui s'en va : exigeante, cultivée, fidèle à ses convictions. Le monde du cinéma salue une artiste dont la carrière, commencée toute jeune, aura épousé un demi-siècle d'histoire du grand écran.
Une carrière au sommet du cinéma européen
Née le 10 mai 1938 à Clichy sous le nom de Marina de Poliakoff-Baïdaroff, dans une famille d'origine russe, elle grandit entourée de trois sœurs elles aussi actrices — Odile Versois, Hélène Vallier et Olga Baïdar-Poliakoff. Très tôt révélée, elle s'impose au tournant des années 1960.
En 1963, elle reçoit le prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes pour « Le Lit conjugal » de Marco Ferreri. Elle tourne ensuite pour Orson Welles dans « Falstaff » (1966), puis pour Jean-Luc Godard dans « 2 ou 3 choses que je sais d'elle » (1967), l'un des films les plus commentés de la Nouvelle Vague. On la retrouve aussi, dès 1961, dans « La Princesse de Clèves ». Autant de jalons qui font d'elle une actrice à la fois populaire et respectée des cinéphiles.
Une femme libre, entre France et Russie
La vie de Marina Vlady ne se résume pas à sa filmographie. Attachée à ses racines russes, elle épouse en 1970 le poète et chanteur soviétique Vladimir Vysotski, figure immense de la culture russe, jusqu'à la disparition de ce dernier en 1980. Elle lui consacrera plus tard un livre bouleversant, « Vladimir ou le vol arrêté », devenu un témoignage précieux sur l'artiste et sur leur histoire.
Femme de convictions, autrice à ses heures, elle aura mené sa carrière et sa vie avec la même liberté : celle de choisir ses rôles, ses causes et ses silences, loin des modes et des calculs.
Intensité et liberté, une empreinte durable
Chez Femme & Équilibre, nous saluons la mémoire d'une artiste qui a incarné, à l'écran comme dans la vie, une forme d'intensité tranquille. Marina Vlady n'a jamais couru après la lumière : c'est la justesse de son jeu et la force de ses choix qui l'ont rendue inoubliable.
C'est peut-être cela, sa signature : prouver qu'une carrière se bâtit sur la fidélité à soi, et que la liberté, quand elle est vécue avec élégance, laisse une trace qui dure bien au-delà d'une vie.
- Un prix d'interprétation à Cannes dès 1963
- Des collaborations avec Ferreri, Welles et Godard
- Une actrice fidèle à ses convictions et à son indépendance
- Un livre-hommage à Vladimir Vysotski, devenu une référence
- Nous rendons hommage avec sobriété, sans spéculer sur les circonstances
- Une filmographie foisonnante ne se résume pas à quelques titres
- Sa vie privée lui appartenait : nous nous en tenons aux faits publics
- Marina Vlady serait une actrice russe — née en France, à Clichy, elle était franco-russe par ses origines familiales.
- Son prix cannois récompenserait un film de Godard — le prix d'interprétation 1963 salue « Le Lit conjugal » de Marco Ferreri.
- Elle n'aurait été qu'actrice — elle fut aussi autrice, notamment du récit « Vladimir ou le vol arrêté ».
Nous retenons de Marina Vlady une leçon d'élégance : celle d'une artiste qui a toujours préféré la vérité d'un rôle au vacarme de la notoriété. Son héritage nous invite à (re)découvrir de grands films, avec émotion et respect.— La rédaction Femme & Équilibre
- La cinémathèque et les classiques de la Nouvelle Vague
- « 2 ou 3 choses que je sais d'elle », de Jean-Luc Godard
- « Vladimir ou le vol arrêté », récit de Marina Vlady
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