- RécompenseGolden Eye Award
- Festival22e Zurich Film Festival (24 sept.-4 oct. 2026)
- Remise26 septembre 2026 (+ ZFF Masters le 27)
- Nouveau film« The Only Living Pickpocket in New York » de Noah Segan
- CarrièreQuatre décennies, des frères Coen à Spike Lee
À retenir — Le Festival de Zurich célèbre l’un des plus grands acteurs de caractère américains, capable de disparaître dans chaque rôle tout en restant fidèle à une exigence de vérité.
Il est de ces acteurs dont on retient d’abord les personnages, avant même le nom. Le 26 septembre 2026, le Festival du film de Zurich remet à John Turturro son Golden Eye Award, distinction honorant l’ensemble d’une carrière hors du commun. Un hommage mérité pour ce comédien américain qui, depuis quarante ans, se glisse dans les rôles les plus divers avec une justesse rare.
Un Golden Eye Award pour saluer une carrière
Décernée dans le cadre de la 22e édition du festival (du 24 septembre au 4 octobre 2026), la récompense sera suivie d’une rencontre « ZFF Masters » le 27 septembre, où l’acteur reviendra sur son parcours. « Il crée des personnages exagérés pour l’écran, et pourtant profondément vrais », a salué Christian Jungen, directeur du festival — une formule qui résume à merveille l’art de Turturro.
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Découvrir Le Cercle →À Zurich, l’acteur présente aussi son nouveau film, preuve qu’à près de soixante-dix ans, la curiosité et l’envie de jouer restent intactes.
« The Only Living Pickpocket in New York », nouvelle métamorphose
Le comédien tient le rôle-titre de The Only Living Pickpocket in New York, écrit et réalisé par Noah Segan. Il y incarne Harry, un pickpocket antihéros arpentant sa ville natale, dans ce que le cinéaste décrit comme « une lettre d’amour » à New York. « J’ai tout de suite été attiré par le scénario de Noah », a confié Turturro, séduit par la tension et le décor si particulier de cette histoire.
Un personnage de plus dans une galerie déjà foisonnante — et une nouvelle occasion, pour l’acteur, de faire vivre une silhouette singulière, à la fois drôle et fragile.
Quarante ans de rôles inoubliables
Né le 28 février 1957 à Brooklyn, dans une famille italo-américaine, John Turturro s’est imposé comme l’un des seconds rôles les plus mémorables du cinéma américain — au point d’en devenir une vedette à part entière. On lui doit des compositions cultes chez les frères Coen (Barton Fink, qui lui valut le prix d’interprétation à Cannes en 1991, ou l’inénarrable Jésus de The Big Lebowski), chez Spike Lee (Do the Right Thing, Jungle Fever), mais aussi chez Martin Scorsese ou Pedro Almodóvar.
Également réalisateur, il a signé plusieurs longs métrages personnels et n’a jamais cessé d’alterner grand spectacle et cinéma d’auteur, séries exigeantes et comédies. Une liberté de trajectoire qui force le respect.
La fidélité comme fil rouge
Ce qui frappe, dans le parcours de John Turturro, c’est la constance des liens tissés avec les cinéastes. Fidèle aux Coen comme à Spike Lee, il a construit, film après film, des compagnonnages durables, où la confiance nourrit l’audace. Cette loyauté se double d’une fidélité à lui-même : le refus de la facilité, le goût du personnage bien dessiné, l’attention au moindre détail.
C’est peut-être là le secret de sa longévité : se transformer sans cesse, tout en restant fidèle à une même idée du métier.
Ce que son parcours nous inspire
Au-delà du palmarès, la trajectoire de John Turturro raconte une belle leçon d’équilibre. Celle d’un artiste qui a préféré la richesse des rôles à la lumière constante des projecteurs, et la fidélité au long cours à la course aux premières places.
Chez Femme & Équilibre, nous retenons cette idée réconfortante : on peut se réinventer toute sa vie sans jamais se trahir. Rendez-vous à Zurich pour applaudir un immense acteur, aussi discret qu’inoubliable.
- Un hommage de carrière mérité, salué par ses pairs
- Une capacité rare à se métamorphoser d’un rôle à l’autre
- Des compagnonnages fidèles avec les plus grands cinéastes
- Une liberté assumée, entre cinéma d’auteur et grand public
- Un prix d’honneur salue une carrière, pas seulement un film
- Réduire Turturro à ses rôles comiques serait oublier sa gravité
- Sa filmographie est vaste : chacun y a ses préférences
- Turturro ne serait qu’un second rôle — il a porté de nombreux films et réalisé les siens.
- Il jouerait toujours le même personnage — sa force est justement de se transformer à chaque projet.
- Le Golden Eye récompenserait un seul film — il honore l’ensemble d’une carrière de quarante ans.
Nous aimons, chez John Turturro, cette alliance de métamorphose et de fidélité : se réinventer sans se renier. Un bel exemple de carrière menée avec exigence et liberté.— La rédaction Femme & Équilibre
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