- Née10 avril 1983, à Téhéran (Iran)
- Nationalitéfranco-iranienne
- Révélation internationale« Mensonges d’État » de Ridley Scott (2008)
- À Venise 2026« Un peu avant minuit », en compétition
- Autre passionla musique (formée au piano)
À retenir — De Téhéran aux plus grands festivals, Golshifteh Farahani a fait du courage et de la liberté une manière d’avancer : rester fidèle à l’art, quel qu’en soit le prix, et porter haut la voix de celles qu’on n’entend pas toujours.
À l’heure où la Mostra de Venise 2026 ouvre ses portes, Golshifteh Farahani fait partie des visages attendus du tapis rouge. L’actrice franco-iranienne présente en compétition « Un peu avant minuit », le nouveau film de Nicolas Pariser. L’occasion de revenir sur un parcours hors norme, où l’art et la liberté avancent main dans la main.
Cap sur Venise avec « Un peu avant minuit »
Sélectionné en compétition officielle de la 83e Mostra de Venise, « Un peu avant minuit » est le nouveau long métrage du réalisateur français Nicolas Pariser, à qui l’on doit déjà « Alice et le maire ». Tourné en partie à Ferrare, en Italie, le film réunit Golshifteh Farahani et Chiara Mastroianni, et concourt pour le Lion d’or aux côtés des grands noms du cinéma mondial.
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Découvrir Le Cercle →Pour l’actrice, cette sélection prolonge une belle habitude : celle des rendez-vous exigeants, portés par des cinéastes d’auteur. Fidèle à sa réputation, elle aborde l’événement avec une élégance sobre et cette intensité tranquille qui la caractérise depuis ses débuts.
De Téhéran à la scène internationale
Née le 10 avril 1983 à Téhéran, Golshifteh Farahani grandit dans une famille d’artistes. Formée très jeune au piano, elle se tourne finalement vers le cinéma et s’impose comme l’une des actrices les plus douées de sa génération en Iran. Le grand public international la découvre avec « À propos d’Elly » d’Asghar Farhadi, film salué dans les plus grands festivals.
En 2008, elle devient la première actrice iranienne à tenir un rôle dans une grande production hollywoodienne, « Mensonges d’État », de Ridley Scott, aux côtés de Leonardo DiCaprio. Un tournant qui va bouleverser sa vie.
L’exil, et le choix de la liberté
Ce passage par Hollywood, mal perçu par les autorités de son pays, marque le début d’une rupture : Golshifteh Farahani ne pourra bientôt plus retourner en Iran. Elle s’installe alors en France, dont elle acquiert la nationalité, et reconstruit sa carrière loin de sa terre natale.
De cet arrachement, elle a fait une force. Plutôt que de renoncer, elle a choisi de continuer à créer, portée par la conviction que l’art ne se négocie pas. Cette fidélité à elle-même, au prix de l’exil, éclaire toute sa trajectoire.
Une carrière sans frontières
Depuis, l’actrice a bâti une filmographie rare, entre cinéma d’auteur et grandes productions : « Poulet aux prunes » de Marjane Satrapi, « Syngué sabour » d’Atiq Rahimi, « Paterson » de Jim Jarmusch, ou encore « Exodus » de Ridley Scott. Le grand public l’a aussi retrouvée dans « Pirates des Caraïbes : la Vengeance de Salazar » et dans les films d’action « Extraction » de Netflix, face à Chris Hemsworth.
À l’écran, elle impose une présence singulière, capable de passer du drame intimiste au film spectaculaire sans jamais se départir d’une profonde sincérité. La musique, elle, ne l’a jamais quittée : elle chante et compose, prolongeant par le son ce qu’elle exprime par le jeu.
Une voix pour les femmes
Au-delà des plateaux, Golshifteh Farahani s’est imposée comme une voix attentive au sort des femmes de son pays d’origine. Avec constance et sans esprit de polémique, elle rappelle l’importance de la liberté et de la dignité, et met sa notoriété au service de celles qui n’ont pas toujours la parole.
Cet engagement, elle le porte avec mesure, comme un prolongement naturel de sa vie d’artiste : non pas un rôle de plus, mais une fidélité à ses racines et à ses valeurs.
Ce que son parcours nous inspire
Le chemin de Golshifteh Farahani rappelle une vérité simple : on peut tout quitter sans se renier. Face à l’exil, elle a choisi de transformer l’épreuve en élan, de continuer à créer et de rester fidèle à ce qui compte. Une leçon de courage tranquille, qui dépasse largement le cadre du cinéma.
Chez Femme & Équilibre, nous retenons de son parcours cet équilibre précieux : la liberté comme boussole, l’art comme refuge, et la conviction que la fidélité à soi-même est la plus belle des réussites.
- Une trajectoire rare, de Téhéran aux plus grands festivals
- Un talent salué par les plus grands cinéastes d’auteur
- Un courage tranquille : continuer à créer malgré l’exil
- Une artiste complète, actrice et musicienne
- Un parcours marqué par l’arrachement à son pays natal
- La sélection en festival ne préjuge pas du palmarès : le Lion d’or reste à décrocher
- Une notoriété qui l’expose, en France comme à l’international
- Elle ne ferait que du cinéma d’action — sa filmographie est d’abord celle du cinéma d’auteur, de Farhadi à Jarmusch.
- Elle aurait quitté l’Iran par choix de carrière — c’est surtout l’impossibilité d’y retourner qui a scellé son installation en France.
- Elle ne serait qu’actrice — elle est aussi musicienne, formée au piano, et chante.
Ce que l’on admire chez Golshifteh Farahani, c’est cette manière de faire de la liberté une exigence intérieure. Exilée mais jamais résignée, elle avance en restant fidèle à l’art et à ses valeurs. Une élégance de l’âme autant que du geste.— La rédaction Femme & Équilibre
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Quel film Golshifteh Farahani présente-t-elle à Venise 2026 ?
Pourquoi vit-elle en France ?
Quels sont ses films les plus connus ?
Golshifteh Farahani est-elle aussi musicienne ?
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