- QuiSheikha Moza bint Nasser al-Misnad, mère de l’émir du Qatar
- Anniversaire67 ans le 8 août 2026 (née le 8 août 1959)
- Sa causeL’éducation, en particulier des enfants privés d’école
- Ses fondationsQatar Foundation (1995) et Education Above All (2012)
- Son impactPlus de 14,8 millions d’enfants déscolarisés ramenés à l’école, dans 78 pays
À retenir — À l’approche de ses 67 ans, Sheikha Moza incarne une idée forte : l’éducation comme levier d’émancipation. D’une petite péninsule du Golfe, elle a fait de la scolarisation des plus fragiles la grande cause de sa vie.
Il y a des trajectoires qui inspirent bien au-delà des frontières. Le 8 août 2026, Sheikha Moza bint Nasser fête ses 67 ans. Épouse de l’ancien émir du Qatar et mère du souverain actuel, elle est surtout, aux yeux du monde, la femme qui a placé l’éducation au cœur de sa vie : une cause menée sans relâche, année après année, au service des enfants privés d’école.
Un anniversaire tourné vers les autres
Née le 8 août 1959, Moza bint Nasser al-Misnad a épousé en 1977 le cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani, futur émir du Qatar dont elle sera l’épouse la plus en vue. Mère de sept enfants, dont l’actuel émir cheikh Tamim, né en 1980, elle aurait pu se contenter d’un rôle de représentation. Elle a choisi tout autre chose : se mettre au travail, et faire de sa position un levier au service d’une conviction.
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Découvrir Le Cercle →Ce qui frappe, chez elle, c’est la constance. Depuis trois décennies, la même idée revient comme un fil conducteur : donner à chaque enfant, où qu’il vive, la chance d’apprendre. Un anniversaire est l’occasion de mesurer le chemin parcouru ; le sien se lit moins en honneurs qu’en écoles ouvertes et en destins changés.
Doha, devenue capitale de l’éducation
En 1995, Sheikha Moza cofonde la Qatar Foundation, un organisme dédié à l’éducation, à la science et au développement de la communauté. Son projet le plus spectaculaire s’appelle Education City : un vaste campus, aux portes de Doha, où se sont installées les antennes de grandes universités internationales. Des jeunes de la région peuvent y suivre des cursus d’excellence sans forcément quitter leur pays.
Elle prolonge cette ambition en lançant, en 2009, le WISE (World Innovation Summit for Education), un rendez-vous annuel parfois surnommé le « forum mondial de l’éducation ». Enseignants, chercheurs et acteurs de terrain du monde entier s’y retrouvent pour partager ce qui fonctionne. Une manière de dire que l’éducation n’est pas une dépense, mais un investissement dans l’avenir commun.
Des millions d’enfants ramenés vers l’école
Le combat le plus emblématique de Sheikha Moza porte un nom : Education Above All, la fondation qu’elle crée en 2012 pour rendre l’école accessible aux enfants les plus marginalisés, dans les zones frappées par la pauvreté, les conflits ou les catastrophes. Son programme phare, Educate A Child, s’était fixé un objectif qui semblait démesuré : scolariser dix millions d’enfants déscolarisés. Il l’a atteint dès 2018.
Depuis, les chiffres continuent de grimper. La fondation revendique aujourd’hui plus de 14,8 millions d’enfants ramenés vers l’école, dans 78 pays, ainsi que des milliers de bourses et des programmes qui accompagnent des millions de jeunes vers l’emploi. Derrière ces nombres, ce sont autant de fillettes et de garçons pour qui une salle de classe a rouvert une porte que la vie avait refermée.
Une femme qui n’a jamais cessé d’apprendre
Si Sheikha Moza défend l’école avec autant de ferveur, c’est peut-être parce qu’elle en connaît la valeur de l’intérieur. Elle a poursuivi ses propres études tout en menant sa vie de famille, décrochant un diplôme de sociologie à l’Université du Qatar en 1986, puis, bien plus tard, un master. Une trajectoire qui rappelle qu’apprendre n’a pas d’âge, et que l’on peut se former à toutes les étapes de sa vie.
Cette exigence, elle l’a transmise. Sa fille, la cheikha Al-Mayassa, s’est imposée comme l’une des grandes mécènes de l’art de sa génération. Preuve qu’une conviction, quand elle est vécue et non seulement affichée, se transmet naturellement à ceux qui grandissent à ses côtés.
L’élégance comme signature
On ne peut évoquer Sheikha Moza sans un mot sur son allure. Ses turbans travaillés, ses tenues sobres et raffinées lui ont valu une place régulière dans les classements internationales de l’élégance. Loin d’être anecdotique, ce soin apporté au style raconte quelque chose : la conviction qu’une femme engagée peut être pleinement elle-même, fidèle à sa culture et à sa modernité à la fois.
Cette élégance n’est jamais ostentation. Elle accompagne un propos, une présence, une manière d’incarner ses idées avec dignité. Chez elle, la forme et le fond avancent ensemble : une leçon discrète sur l’art de se présenter au monde sans se trahir.
Ce que son parcours nous inspire
Au-delà des fondations et des chiffres, la trajectoire de Sheikha Moza souffle quelques idées simples. La première : investir dans les autres, et notamment dans leur éducation, est l’un des plus beaux usages que l’on puisse faire de sa position. La deuxième : une cause tenue avec constance, sur trente ans, finit par déplacer des montagnes.
Chez Femme & Équilibre, nous retenons l’image d’une femme qui n’a jamais cessé d’apprendre et qui a choisi de rendre ce savoir accessible au plus grand nombre. À quelques jours de ses 67 ans, elle rappelle que l’équilibre d’une vie se mesure aussi à ce que l’on transmet : le plus durable des héritages.
- Faire de l’éducation la grande cause d’une vie, sans relâche
- Transformer une position en levier concret pour les plus fragiles
- Continuer d’apprendre soi-même, à tout âge
- Une élégance fidèle à sa culture autant qu’à sa modernité
- Chaque contexte est unique : un modèle ne se transpose pas à l’identique
- Derrière les grands chiffres, le travail de terrain reste long et patient
- Scolariser un enfant ne suffit pas : encore faut-il l’aider à rester à l’école
- Elle ne serait qu’une figure de représentation — elle dirige en réalité des fondations qui agissent dans des dizaines de pays.
- Son action se limiterait au Qatar — Education Above All intervient dans 78 pays auprès d’enfants marginalisés.
- L’éducation serait une dépense — elle la présente au contraire comme un investissement dans l’avenir commun.
Ce qui nous touche, c’est la constance : une même conviction, portée pendant trente ans, jusqu’à changer des millions de destins. Investir dans l’éducation des autres est sans doute l’un des plus beaux équilibres qu’une vie puisse trouver.— La rédaction Femme & Équilibre
- La Qatar Foundation et Education City, aux portes de Doha
- Le WISE, rendez-vous mondial de l’innovation en éducation
- Education Above All et son programme Educate A Child
- Échanger dans Le CercleLe Cercle
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Qui est Sheikha Moza bint Nasser ?
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Qu’est-ce qu’Education Above All ?
Qu’est-ce qu’Education City et la Qatar Foundation ?
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