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Famille · Enfant

Gérer les colères et les crises de l’enfant avec bienveillance

Par la rédaction · Lecture 7 min · Éducation bienveillante

La crise au supermarché, la colère au moment du coucher, le « non » catégorique : tous les parents connaissent ces moments éprouvants. Pourtant, colères et oppositions sont des étapes normales — et même utiles — du développement. Les comprendre aide à les traverser avec plus de calme. Voici comment accompagner sans céder ni s’épuiser.

Des crises normales et utiles

Entre 1 et 5 ans, le cerveau de l’enfant est encore immature : il ressent des émotions immenses sans savoir les réguler. La crise n’est pas un caprice calculé, mais un débordement. C’est aussi une étape d’affirmation de soi, nécessaire à son développement. Le voir ainsi change tout dans notre façon de réagir.

Accueillir l’émotion

Avant de vouloir faire cesser la crise, on reconnaît le ressenti : « je vois que tu es très en colère, c’est difficile ». Mettre des mots sur l’émotion aide l’enfant à se sentir compris et à s’apaiser. On se met à sa hauteur, on parle doucement. L’écoute désamorce souvent plus vite que l’autorité.

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Tenir les limites avec calme

Accueillir l’émotion ne veut pas dire tout accepter. On peut maintenir la limite fermement et calmement : « tu as le droit d’être en colère, mais on ne tape pas ». Céder systématiquement apprend que la crise fonctionne ; une limite claire et bienveillante, au contraire, rassure l’enfant.

Prévenir et désamorcer

Beaucoup de crises se préviennent : un enfant fatigué, affamé ou surstimulé craque plus facilement. On anticipe (repas, sieste, transitions annoncées), on propose des choix pour éviter les bras de fer, on garde son calme — car un parent apaisé aide l’enfant à retrouver le sien. La bienveillance, c’est aussi de l’anticipation.

Questions fréquentes

Pourquoi les jeunes enfants font-ils des crises ?
Parce que leur cerveau est encore immature : entre 1 et 5 ans, ils ressentent des émotions immenses sans savoir les réguler ni toujours les exprimer par les mots. La crise est un débordement, pas un caprice calculé. La comprendre ainsi change complètement la façon d’y répondre.
Faut-il céder pour faire cesser une crise ?
Céder systématiquement apprend à l’enfant que la crise est un moyen d’obtenir ce qu’il veut. On peut accueillir l’émotion (« je vois que tu es très en colère ») tout en maintenant la limite avec calme. Reconnaître le ressenti n’oblige pas à changer la règle : c’est même rassurant pour l’enfant.
Comment garder son calme face à une crise ?
Ce n’est pas toujours facile, mais c’est essentiel : l’enfant a besoin d’un adulte stable pour se rassurer. On respire, on baisse la voix, on se met à sa hauteur. Si on sent qu’on va craquer, mieux vaut faire une courte pause. Un parent apaisé aide l’enfant à s’apaiser.
Pour aller plus loin : nos rubriques Famille et Émotions de l’enfant.

Contenu informatif et bienveillant, il ne remplace pas l’avis d’un professionnel.

Contenu informatif, ne remplace pas un avis médical. Certains liens peuvent être affiliés. Photos : Unsplash.